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eaux-douces

 

 

 

Mes eaux-douces prirent leur source d'une rencontre, et d'un regard.
Et de ce regard qu'un jour un homme posa sur moi, naquirent quelques larmes de mots, puis un mince ruisseau devenu rivière, bientôt un fleuve libéré...
J'ai eu à coeur de créer cet espace pour vous permettre de vous ébattre à l'aise dans ma petite mer intérieure.
Laissez-vous emporter par le courant...



Le cirque tsigane Romanès

le 16/02/2010 à 21h30
Samedi 13 février 2010.
 
Le cirque Romanès, c'est un poème tsigane en musique et en mouvement...

Alexandre Romanès vient d'une famille consacrée au cirque (son grand-père était montreur d'ours). Il la quitte à 25 ans et fait son numéro dans la rue.
Attiré par la poésie, il rencontre les plus grands (Christian Bobin est un de ses amis), et publiera d'ailleurs deux recueils chez Gallimard. Jean Genet co-écrit avec lui un spectacle.
Alexandre rencontre Délia dans un camp de tsiganes. Comme il le dit, ils prennent la route avec un vieux chapiteau, "font quelques enfants", et peu à peu le cirque devient ce qu'il est, un lieu d'énergie, de beauté, un instant de grâce suspendu.
Le cirque Romanès est invité par le pavillon français à l'exposition universelle de Shanghai, avec armes et bagages, enfants et grands-mères, le chapiteau inclus, mais, m'ont-ils dit, pas les caravanes, ce serait trop compliqué.

Le cirque Romanès, c'est d'abord une famille :


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Et puis de musiciens :


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Les petites dansent et jonglent (ici Rose avec des bolas) :


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Et ici Nicoleta avec des cerceaux :


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Les garçons font des exercices d'adresse et de force à la corde :


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La très belle fil-de-ferriste :


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Moment de grâce en apesanteur... :


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Et celle qui sait jongler avec tout, éventails comme parapluies :


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Les petites savent déjà voltiger dans les airs :


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On regarde beaucoup la belle Alexandra, très haut dans le ciel du chapiteau :


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Et surtout, un couple, qui danse sa pavane sensuelle avant de regagner les airs :


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Grâce :


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Concentration :


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Force :


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Douceur :


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Intimité :


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Confiance :


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Une belle rouquine, en pleine action dans son cerceau géant :


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Complicité :


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Et le final : Alexandre Romanès, la tête dans la gueule du fauve !


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Sortie dans la neige, après la chaleur de la musique tsigane :


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Je vous mets le lien, surtout pour regarder le petit film... car le cirque Romanès sans la musique, comment l'expliquer ?

http://www.cirqueromanes.com/

Mille soleils calmes

le 07/01/2010 à 22h56

Mille soleils calmes

déferlent sur ma peau

à l'entrejambe du temps

où s'installe en cortège

la géométrie floue

de nos faims

de nos peurs

de nos partages

enfin

J'alunis

mes mains de plumes agrippent

le trône de rubis

où la reine obsidienne

obsède ses vertiges

tranchant comme absolu

sur ton coeur balafré

atome

sur ton âme démâtée

à toi

sur les plages où se frôlent

l'écume de nos fièvres

fondues d'obscurité

Viens

que je gomme le bleu des regrets

l'éternité n'a qu'un temps

après tout

Sur le fil

le 26/12/2009 à 20h51

Alliés de la rumeur

écoutez l'enfance qui de l'opacité

transforma l'espérance en je sais

Seule

et la lune demi pleine allonge son halo

sur l'ilôt de mes élans fléchis

Seule, je sais

esquissée sur l'ardoise où s'arrachent

les ongles de la raison

pourquoi, pourquoi

je sais

je connais ce vertige d'entrer dans l'illusion

s'asseoir sur le bord de ses rêves

et contempler l'absurde bonheur de n'être plus

Seule

élimer ma chaîne sur la trame des mondes

celui qui m'invente dans la torpeur affable

et me happe

jour, nuit, gris à perte de vie

sous l'équivoque amère

et celui que je frôle au nadir du sommeil

celui

lui

naufragé aux silences intimes de l'absence

j'éloigne l'alouette puisque je clairvois

l'innocence rendue à la poussière

Mais au basculement

le dernier

celui où le souffle s'interroge

j'achèverai l'architecture de mes vies ambidextres

pour allier l'espérance à mes pas en écho

puisque seule

je sais




 

Photos pro

le 06/12/2009 à 17h56

Voici deux photographies (de moi...) prises lors du spectacle de fin d'année au Cirque d'Hiver par une photographe professionnel; Personnellement, je ne les trouve pas fondamentalement meilleures que celles faites par les copines, mais bon...

Photos pro (suite)

le 06/12/2009 à 17h55

 

Spectacle au Cirque d'Hiver

le 11/07/2009 à 22h43

Dimanche 28 juin 2009.

 

Spectacle de fin d'année pour l'ensemble des écoles de danse du Centre du Marais. Je participe, pour la première fois, avec les autres élèves de niveau intermédiaire et avancé de Leila Haddad, danse orientale évidemment !

 

Vision d'ensemble... nous sommes divines, s'pas ? En tous cas, ça ne manque pas de couleurs.



Oui oui, je sais : vous me cherchez. Bon, alors je suis dans le groupe de droite, au quatrième rang en partant du début (évidemment), complètement sur la gauche (et donc quasi au milieu de la scène, de face), en rouge avec voile jaune. Ca y est ?




Vous ne m'avez pas encore repérée ? Je suis tout à fait à gauche sur la photo...




On est bien ensemble, les bras sont tendus : un vrai miracle...




Elle est marrante, celle-là : en pleine action...




Autre photo d'ensemble.

That's all folks (pour le moment) ! J'essaierai de vous mettre la vidéo officielle dès qu'elle sera convertie au bon format.

Egypte, 14 au 25 avril 2009

le 26/05/2009 à 00h44

L'Egypte... un stage de danse orientale me permet de découvrir ce pays étonnant, loin des clichés touristiques et des innombrables bateaux de croisière qui encombrent le Nil.
Nous résidons à Louxor, l'antique Thèbes, un musée à ciel ouvert mais aussi une ville complexe, grouillante de monde, vivant pourtant à un rythme nonchalant.
Deux expressions à connaitre absolument, en plus des salutations d'usage : "inc'h allah", en gros "si Dieu le veut" ("on arrive bientôt ?" , "dans deux ou trois heures, inc'hallah"), et "maalech", plus ou moins : "ce n'est pas grave, tant pis". Elles résument assez bien l'état d'esprit en Egypte. Surtout, éviter le "faire le parisien", c'est à dire s'énerver et réclamer à corps et à cris : les Egyptiens ne comprennent pas l'énervement.
Le programme est simple : lever avant l'aube pour visiter les temples "à la fraîche", danse de 11H00 à 13H00 avec un orchestre de musiciens du pays (un ravissement), repos et déjeuner, danse encore (ah, danser face au coucher du soleil sur le Nil...), musées et souks en début de soirée, dîner puis sorties pour des spectacles ou pour... danser, ben oui, on aime ou on
aime pas...
Dormir ? Pour quoi faire, on est en Egypte, là.
Et avant que ne tombe la nuit douce et piquetée de milliers d'étoiles, fraicheur enfin (et moustiques hélas), le soleil se couche sur les rives fertiles du fleuve.



Karnak, le centre du monde, où le dieu Amon trouva la vie et sortit le monde du Chaos originel. Durant 20 siècles, les pharaons agrandirent, embellirent, remanièrent Karnak, pour en faire le plus grandiose des temples d'Egypte.




Le Nil au petit matin, nous descendons le courant vers le temple de Dendéra, dédié à la déesse Hator, rude concurrence pour les premiers chrétiens.



Fresque représentant Horus à tête de faucon, et Thot, à tête d'ibis, dieu de la sagesse et patrons des scribes. Fleurs de papyrus, symboles de la Haute Egypte



Le temple de Dendéra est consacrée à la déesse Hator à tête de vache, une déesse primordiale puisqu'elle est la mère céleste, déesse de la joie et de la douceur, protectrice des femmes et aussi des artistes, dont les musiciens et les danseuses... Leïla ne peut s'empêcher de déployer son voile en silence dans le saint des saints, le sanctuaire d'Hator, niché tout en haut du temple.




Coucher de soleil sur le Nil, nous remontons le courant vers Louxor



L'entrée du temple de Louxor.



La taille des monuments se passe de commentaires. Il est à peine O7H00 du matin et la lumière extrêmement crue perturbe mon appareil photo...



A l'intérieur du temple, une mosquée a été construite. Une cohabitation étrange, mais un lieu de culte reste un lieu de culte, les gens ont l'habitude de s'y rendre, quelle que soit la religion.



La grandeur des lieux provoque une sensation étrange, presque irréelle. Il est difficile de réaliser que des humains ont construit cela : cette beauté écrasante ne semble pas de ce monde.



Méli-mélo religieux...



Les premiers chrétiens ont laissé leurs marques également, recouvrant les murs et les hiéroglyphes de stuc pour y peindre les apôtres.



Sur la rive ouest, en direction de la Vallée des Rois et de la nécropole thébaine, un vieil homme dans un café. Il faut savoir que la rive est, très peuplée, appartient aux vivants, la rive ouest (où se couche le soleil) est le domaine des morts. Elle reste encore aujourd'hui bucolique et tranquille. Je ne peux m'empêcher de faire le lien avec Bénarès, surpeuplée d'un côté du fleuve, presque vide de l'autre.



On reconnait Sekhmet en avant-plan, la terrible déesse à tête de lion. Les couleurs sont fraiches et vives, comme peintes de la veille. Je résiste au désir de toucher...



Felouque sur le Nil. Voilà la vue qu'on avait de la salle de danse... ça inspire sérieusement...